Ma chasse à la poutine autour du monde se poursuit.  Je suis maintenant rendu à Chiang Mai, une ville que je connais bien et qui jouit d’une réputation bien méritée comme étant une destination où l’on mange EXTRÊMEMENT bien.

La dernière fois que j’y étais, je ne crois pas qu’une poutine était servie dans la capitale du Nord de la Thaïlande. Chiang Mai est une destination prisée des touristes de partout dans le monde, incluant un nombre considérable de Canadiens et de Québécois.

Après quelques recherches sur le web, j’ai trouvé un endroit qui fait maintenant une poutine à Chiang Mai.  Une heure plus tard, j’étais attablé au restaurant en question avec menu en main.

Première chose frappante : l’établissement est un endroit (qui) où  l’on trouve des jus santé, des paninis remplis de hummus, de la luzerne, des cafés « fancy »…etc. Vraiment pas le genre de place où l’on s’attend de trouver une pout’.

Sur la toute dernière page se trouve l’item en question : ‘’Canadian poutine’’.

La poutine coûte 120 baht, environ 4 dollars canadiens.  On se commande une poutine à deux en demandant à la gentille serveuse si c’est un choix populaire : ’’Oh yes, very popular! Most popular on menu !’’.

Avec cette information, nos attentes étaient élevées quelques peu.

On attend avec impatience notre plat, quand après environ 10 minutes, on voit la serveuse se diriger vers nous avec assiette en main et sourire au visage.

Première impression : Les patates semblent minces, croustillantes et peu graisseuses. La sauce brune sent les oignons. Le problème, c’est toujours comme ça à l’extérieur du Québec, semble être au niveau du fromage. Remplaçant les crottes de fromages habituelles  se trouvent deux tranches de fromage kraft fondu. Ayayaye!!!  Il faut que je me souvienne que je suis en Thailande et que c’est déjà miraculeux que je me trouve devant une poutine.

Après quelques inspections oculaires et olfactives, on décide d’enfin attaquer la poutine avec nos fourchettes.

Réellement, même si j’ai déjà mangé BEAUCOUP mieux ailleurs et qu’elle ne figurerait même pas dans un top 1000 de mes meilleures poutines, à cet instant, après ma première bouchée, je trouve ça bon.  Même ben bon!

Y’a rien comme un petit goût de nostalgie.

Bon je dois dire que le ‘’high’’ initial se calme assez vite et que de finir l’assiette, même si elle était très petite, fût relativement laborieux.

Après avoir fini de manger, on apprend de la serveuse que l’idée de mettre de la poutine sur le menu venait de l’ancien proprio, un californien.

Un québécois qui mange une poutine en Thaïlande à cause d’un Californien.  Est-ce qu’il y en a encore qui doute du pouvoir de la mondialisation ?

Je vous reviens la semaine prochaine avec des nouvelles de ce qui se passe à Bangkok niveau poutine.