Deuxième arrêt thaïlandais dans ma chasse à la poutine exotique : Bangkok!

Comme plusieurs de vous le savez déjà, poutinewar.com n’a vraiment pas le scoop sur cette histoire, Bruno Blanchet a ouvert un stand à poutine.

Je dois avouer que j’étais plutôt sceptique en ce qui a trait à la qualité de la poutine qui m’attendait. Mes attentes étaient vraiment basses et je dois dire que j’avais plus ou moins le goût de manger une poutine à Bangkok. Celle de Chiang Mai avait été décevante. La température de la capitale thaïlandaise, humide et chaude, n’invite pas à manger du fromage, des frites, et de la sauce brune. Aussi, je suis un assez gros fan de bouffe thaïe et (que de) prendre un de mes repas pour aller manger une poutine qui risque fort bien d’être dégueulasse me semblait comme une proposition plutôt poche.

Mais qu’est ce que tu veux, en tant que bloggeur officiel de poutinewar.com j’avais pas ben ben le choix.

Finalement, je me résigne à monter dans un taxi, direction poutine.

Le stand se trouve dans le quartier ultra touristique de Banglamphu, très proche de la rue Khao San Road. Pour ceux qui ne connaissent pas cette rue, Kho San Road est probablement l’endroit le plus « backpackers » au monde; Du monde saoûl, du monde en bédaine, des chandails Chang, des gros chapeaux, des Thaï qui veulent te vendre des gugusses, d’autres qui veulent te vendre de faux diplômes universitaires, des bars, des weirdos, des places pour se faire faire des tatous douteux….etc

Capitalisant sur sa position géographique commercialement enviable, le stand à Onisha (le nom de la blonde à Bruno qui run la place)  est déjà occupé quand nous y arrivons. Une gang de québécois d’Alma se questionnent à savoir quelle poutine prendre. Onista en propose trois : La normale, hot-dog et une au Schnitzel.

On se pogne une normale qu’on se split à deux. Les gars d’Alma y vont pour la Schnitzel. Audacieux!

Première belle surprise niveau poutine, tout semble être fait maison. Les patates sont coupées devant le client dès qu’une commande est passée. Félicitations!

Après quelques minutes d’attente, en se buvant une grosse bière froide, la poutine arrive. La gentille Onisha nous recommande d’ajouter beaucoup de poivre à la poutine. Une chose que j’ai apprise en voyageant dans ce merveilleux pays, toujours faire confiance à un Thaï niveau bouffe. Ils savent vraiment de quoi ils parlent.

Je load ma poutine de poivre et je goûte.

C’est bon ! Même si j’avais pas le goût, il reste que j’y prends plaisir. Ma bouche aime ça, mes dents aiment ça et mes papilles aiment ça. Tout le monde aime ça.

Très bon ‘’call’’ le poivre. Vraiment.

Le fromage est bien sûr la chose la plus décevante du plat. Il est pratiquement impossible de trouver du fromage en grain à l’extérieur de l’Amérique du Nord alors les restos qui offrent des poutines doivent offrir un fromage inférieur. La poutine que j’ai devant moi a un fromage cheddar blanc qui est complètement fondu dans la sauce. C’est bon quand même et je dois dire que la sélection de fromage est fort supérieur à ce que j’ai eu ailleurs. Au moins c’était pas une tranche de fromage Kraft!

N’importe qui qui passe à Bangkok et qui a une rage de poutine, le Stand de Bruno Blanchette saura estomper cette rage momentanément. Attendez-vous pas à la découverte du siècle mais il reste que de manger une poutine dans la rue, avec une grosse bière froide et des tuk tuks qui défilent à côté de toi, reste une expérience mémorable.